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Maraudes Pôle Jeune

LES MARAUDES

Jeudi, 19h30 : par petits groupes, les jeunes arrivent à Saint Jean : on range la nourriture, les produits d’hygiène, on trie les vêtements. Il y a là, à tour de rôle : Joël, Satya, Léa, Christelle, Kyllian, David, Paula, Antonella… (ceux et celles que j’aurais oubliés me pardonneront…).

Les sacs sont chargés dans la voiture du Père Hervé et la mienne.

20h30, nous devons y aller, mais, stop ! Pas question de partir si on n’est pas allé confier notre soirée au Seigneur !

C’est avec la chorale en répétition que nous chantons et prions ; Hervé nous lit l’Evangile du jour.

Réconfortés et accompagnés par le soutien affectueux de la chorale, nous partons…

Nous roulons en direction de la porte de Clichy. A chaque arrêt, nous saluons les personnes qui nous attendent et avec lesquelles nous avons tissé des liens depuis trois ans. Nous parlons de la pluie et du beau temps, de la famille, de la santé, quelquefois même de Dieu autour d’un verre de thé chaud. Ce contact nous est précieux, il s’est établi peu à peu et nous sommes heureux de nous retrouver.

Arrivés dans Paris, ce sont plutôt des jeunes hommes seuls qui, pudiques, n’ont pas envie de se raconter, mais le courant passe et nous ne nous quittons jamais sans un sourire partagé…

Dans le froid et sous la pluie, comment dormir dans des parkings, mendier pour manger ? Migrants sans papiers, jeunes hommes perdus, femmes au passé douloureux. Ce qui importe, au-delà de ce que nous distribuons, c’est cette petite parenthèse de chaleur dans leur vie.  Nous ne faisons que partager un moment, il ne faut pas le gâcher…

Bien sûr, nous sommes encore plus ravis lorsque nous ne voyons plus l’un d’entre eux : il a trouvé du travail et un logement !

Nous sommes parfois surpris de leur courage ou déstabilisés devant une certaine résignation.

Mais, au retour, un sentiment de fraternité nous enveloppe. Une petite contribution et la chaleur d’un regard échangé.

Nous les confions au Seigneur. A jeudi prochain !

                                                                                                       Martine Delaunay

P.S. Un chaleureux merci à tous ceux qui nous procurent des vêtements chauds et des produits d’hygiène. Ne vous arrêtez pas !